Il neige a nouveau sur Kiev! L'hiver est encore la pour quelques mois encore! Je reve de soleil et de plages au sable chaud. J'ai donc fait un gateau au chocolat (avec du Van Houten bien-sur).... Mardi matin, au cercle litteraire j'ai a nouveau presente et conseille un livre de Paul Auster: le classique, "Trilogie New-Yorkaises". Et puis la a l'instant, je viens de terminer l'excellent "Hors de moi" de Didier Van-Cauwalaert. Quel supens!! Je l'ai lu d'une seule traite! En deux mots: un homme tombe dans le coma, se reveille quelques jours plus tard, rentre chez lui mais c'est un autre homme qui lui ouvre la porte et qui dit etre "lui". De plus sa femme ne le reconnait apparemment pas. Lequel est lequel? Je vous invite vivement a le decouvrir!!
A Tokyo, au "Benoit" de Ducasse nous avons dine. Situe a deux pas de la station Omotesando dans un des quartiers les plus "hype" de Tokyo. D'abord on prend l'acsenseur d'un immeuble tout neuf jusqu'au dernier etage. On arrive ensuite directement dans le restaurant. Une grande piece avec un zinc, des tabourets hauts en bois et acier brosse, de grandes baies vitrees se presente alors a vous. Au sol on dirait des tomettes... Du bois, du verre et de l'acier. Ambiance bistrot, c'est ce qui est ecrit en tout cas sur le depliant offert dehors. En fait d'un bistrot cela semble un peu froid tout de meme... On prend l'escalier en bois et fer forge et on monte a l'etage. Ah c'est mieux! Les chaises en cuir caramel, les banquettes en tissus et les lourds rideaux rouges rechauffent l'atmosphere. Des appliques au murs me font penser a Laura Ashley. Tiens tiens. Il y a donc un melange de style anglais, de contemporain et de "campagnard" temoignent les oies et autres canards posees sur un vaissellier en pin. On s'installe. On commande. Nous ferons simple: pates, poissons, glace cappucino en dessert. Tout est bon mais...Oui il y a un mais ....C'est bon mais on ne se dit pas "je reviendrai!".L'accueil est pourtant tres correct mais.......cela manque un peu de chaleur tout de meme. On comprend que ce restaurant qui vient d'ouvrir doit faire ses preuves et l'on ressent le poids de cette lourde mission sur les epaules du personnel. C'est un peu dur de dire cela mais c'est ainsi que je l'ai ressentit.Quant au concept bistrot mediterraneen, ca ne prend pas. D'accord, dans un coin on peut voir une statuette en bronze d'un joueur de petanque mais les statuettes des oies, les tissus anglais a fleurs....Bref pas clair. Je garderai un meilleur souvenir de l'auberge Ostape au pays basque du meme grand chef. Le diner fut bon mais meme si nous habitions encore Tokyo je ne crois pas que nous serions devenus des fideles de ce joli restaurant.Au bistot "Benoit" de Ducasse donc je prefere "L'atelier" de Robuchon. La-bas vous dinez a meme le comptoir et vous pouvez ainsi admirer les chefs qui cuisinent. Le concept est clair. Grand et tres long comptoir noir. Verres rouges et vaisselles contemporaines blanches. Noir-blanc-rouge donc jusqu'aux tenues de travail des chefs. Dans l'assiette on n'est jamais decu. Des saveurs et encore des saveurs! L'accueil est discret et attentionne. Tres attentionne meme et ca ca fait plaisir. Ca ca fait la difference. C'est ce qui fait que en dehors du plaisir des papilles on a envie de revenir!
Francis Bacon, parceque sa peinture me fascine. C'est le mouvement, la chair, la violence, les couleurs...
Une question me trottait dans la tete, depuis le visionnage, hier, du film de Claude Chabrol: "La Fleur du Mal" avec Nathalie Baye et le charmant Benoit Magimel. J'ai toujours du mal a memoriser les noms des realisateurs et leurs films. Apres avoir vu ce film donc, d'autres me sont revenus a la memoire:"Merci pour le chocolat" et "La Ceremonie", avec la sublime Isabelle Huppert. Je trouvais que ces films se ressemblaient. Bingo! Ils sont en fait, tous de Claude Chabrol. On y retrouve le portrait acide d'une bourgeoisie froide, obsedee a sauver les apparences. Au final on se sent toujours un peu sceptique et perplexe.
Quelle grisaille!! L'avantage c'est qu'il n'y a pas de neige et que l'on peut s'habiller plus normalement.Aujourd'hui, j'ai craque. Je suis allee chez le coiffeur. Depuis 2 mois que je n'y avais pas mis les pieds je pensais tenir jusqu'a mon voyage a Tokyo en janvier. Mais j'ai craque. Ma tete ne me revenait plus avec ses rouflaquettes dans le cou j'aurais pu aller jouer de la guitare dans une caravane. Bref ca faisait pas net. Alors j'y suis allee. Au pif. D'abord l'operation shampoing ou l'on sent, sur le cuir chevelu les ongles de la coiffeuse, manucures longs de 5 cm ...hum! Un regal. Apres pour la coupe j'ai essaye d'echapper au style annees 80 en donnant quelques directives par mimes et moultes gestes.
Finalement elle ne m'a pas trop coupe mais suffisamment pour que ce soit plus net. Dans un mois j'y retourne mais a Tokyo cette fois-ci. Dans le quartier de Aoyama chez celui ou j'avais l'habitude d'aller. Quel plaisir c'etait! Avec le massage cranien jusqu'aux omoplates aaahhhhhhhh!
Bon, en attendant, demain c'est le cercle litteraire et je dois terminer "tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt, femme de Paul Auster. Son style ressemble a celui de son mari ce qui au final, n'est pas pour me deplaire!!
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